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Paroisse Sainte Anne de Six-Fours

VENDREDI 23 MARS – 19h30

CONFÉRENCE ÉSOTERISME - EXORCISME

PAR LE P. FROPPO

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Clip

"Un mot a suffi à Dieu pour créer le monde ; le prêtre aussi, avec un mot surnaturel, fait que le pain devient le corps adorable de Jésus-Christ".

(Saint Alphonse de Liguori)

Ce clip est un hommage à tous les prêtres qui ont consacrés leur vie pour le salut des âmes.

concert

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Dimanche 5 Avril 2020, les rues sont vides, ou presque. 10h00, les cloches de la Paroisse sonnent. C’est l’heure, l’heure de la messe. La messe des Rameaux, une grande fête pour nous, catholiques.

Mais cette année, les centaines de fidèles fêtant l’entrée du Christ à Jérusalem ne sont pas là.

Le pays est confiné, les rassemblements sont interdits, la messe est interdite.

Un virus se propage, il rend malade, il affaiblit et parfois, il tue !

Nous devons rester chez nous, seuls ou en famille mais loin des autres, loin de tout.

Certains d’entre-nous sont malades, d’autres ont connu la maladie d’un proche, d’autres encore ont peur.

Cependant, notre foi est plus forte et peu importe, si nous ne pouvons pas nous rendre à l’église, l’église viendra à nous, nous serons l’Eglise !

Il est 10h30, les cloches sonnent et la messe des Rameaux commence.

 Les Pères et les Sœurs nous offrent la grande joie de participer à la messe chez nous, dans notre salon par l’intermédiaire de Facebook, en direct depuis la Paroisse Sainte Anne. 

« Aujourd’hui, Jésus va manifester son amour d’une façon puissante. Il va entrer à Jérusalem pour donner Sa vie. »

Dans son homélie, le Père Roni nous rappelle à quel point Jésus nous aime et ne nous a pas abandonné. « Aujourd’hui, pour cette très belle fête, nous sommes chacun dans notre maison…le Seigneur était, est et sera toujours avec nous. Jésus entre dans nos maisons, nos églises mais aujourd’hui l’Eglise domestique prend un autre sens, Jésus désire entrer dans nos maisons, nos familles, notre cœur ! Hosanna, Jésus est mon Roi, un rameau à la main, osons dire que Jésus est le Roi de notre maison, de notre famille, de notre couple et de notre cœur ! »

Hosanna au plus haut des cieux ! La semaine sainte commence.

Durant cette semaine, nos Pères nous aideront à vivre notre foi et nous proposeront une messe tous les jours, à 10h30. Nos prières s’unissent et nos maisons se remplissent de la grâce divine. La messe de semaine à Six-fours n’aura jamais eu autant de fidèles ! Les voies du Seigneur sont impénétrables…

Mardi soir, rendez-vous est donné sur nos petits écrans pour l’adoration du Saint Sacrement.

Face à tant de douleurs, de désarrois, Seigneur, entends nos prières !

Prends ma vie, me voici, je te donne tout…Mon cœur est à toi, tout à toi….

 Mercredi soir, c’est l’office des ténèbres.

Cet office revêt un caractère de deuil, de tristesse et de douleur.

Le choix des psaumes invoque les douleurs de la Passion de Jésus-Christ, le Jeudi saint, au Jardin des Oliviers ; le Vendredi saint, devant les tribunaux et au Calvaire ; le Samedi saint, au Sépulcre.

Dans une église vide, illuminée de son candélabre posé sur l’autel, résonnent quelques notes de piano et la voix des Pères et des Sœurs qui psalmodient les souffrances du Christ. Au fur et à mesure, les bougies s’éteignent, la nuit arrive et nous nous rapprochons des ténèbres à la suite de Jésus.

Notre vie nous parait sans doute sombre, difficile ou douloureuse en cette période sans précédent mais le Christ a souffert avant nous, Il a souffert pour nous, Il est là, avec nous !

 Jeudi Saint, premier jour du Triduum, jour où notre Seigneur devient serviteur et institue l’Eucharistie lors de Son dernier repas.

Cette année, ni lavement des pieds ni reposoir. C’est dans notre famille, dans notre cœur que Jésus reposera. C’est à nous, fidèle de suivre Jésus, même chez nous, au sein de notre foyer, c’est à nous d’imiter le Christ et de devenir serviteurs.

Le Père Augusto nous incite dans son homélie à « contempler, méditer et vivre de tout notre cœur la Passion et le mort du Christ. Le Seigneur invite Son Eglise à vivre l’amour, à vivre la charité, Il perpétue, à travers Son sacrifice, pour toujours et à jamais Sa présence parmi nous. Il est impossible de vivre la Pâque du Seigneur, il est impossible de vivre Sa résurrection si nous ne mettons pas Son amour au centre de notre vie. »

Le Père continue son homélie en nous rassurant sur notre absence physique à la messe, « en méditant de chez nous cet évangile au milieu de ceux que Dieu nous à donner, nous pourrons davantage comprendre ce mystère de l’amour, du service, du sacerdoce, de l’eucharistie. Cet amour qui se donne, qui se livre, qui va vers ceux qui en ont besoin. Cet amour qui manifeste Sa présence et qui ne laisse pas seul. Dieu ne laisse jamais Son Eglise seule. Dieu est avec nous. Notre Seigneur Jésus-Christ nous aime, Il a aimé Ses disciples et a manifesté Son amour jusqu’au bout. Aujourd’hui, Il entre chez toi, dans ton cœur et ce même amour est perpétué ! »

Sa présence auprès de nous est éternelle.

Amen !

Nous arrivons au Vendredi Saint, il est 15h, Jésus meurt sur la croix et nos Pères, accompagnés des Sœurs de notre Paroisse, nous invitent à vénérer Sa croix et à suivre l’office de la Passion sur Internet.

Cette année, c’est de manière différente que nous accompagnons Jésus, derrière nos écrans certes mais plus que jamais unis dans la prière.

Ce Vendredi semble tellement douloureux, nous partageons la solitude du Christ dans les dernières heures de Sa vie, peut-être est-ce pour nous, une façon d’être en communion réelle avec notre Seigneur ?

« Mon Père entre Tes mains je remets mon Esprit. »

Père, entre Tes mains je remets ma vie…. Sans doute la seule chose que nous aimerions dire à Dieu en cette période où la peur de perdre un proche, la peur d’être malade, peut-être même la peur de mourir domine notre quotidien.

Le Père Augusto nous sollicite d’ailleurs à « mettre dans les mains du tout puissant notre vie et notre esprit. » 

« Nous pouvons être comme le Christ, rajoute-t-il, Il nous a montré le chemin. Ne soyons pas découragés, n’ayons pas honte de notre croix, embrassons-la comme Jésus l’a fait et prenons cette clé qui nous donne accès au ciel ! »

18h, le chemin de croix se fera devant les caméras, dans l’église. Nous suivrons Jésus jusqu’au Calvaire avec les Pères qui feront cette démarche pour nous.

Samedi Saint, le grand silence. L’Eglise s’arrête. Les clochent ne sonneront plus jusqu’à ce soir.

Cependant, notre communauté salviste nous propose l’office à l’Immaculée conception.

Honorer Marie, notre Maman du ciel, la mère de notre Sauveur en ce temps de détresse humaine est une évidence. Marie nous console et nous protège. Comme un enfant effrayé, n’hésitons pas à nous blottir contre son cœur de Maman.

C’est avec beaucoup d’émotions que nous, paroissiens, nos foyers, nos familles ont été consacré au cœur de Marie.

Je vous choisis, aujourd'hui

Ô Marie,

En présence de toute la cour céleste,

Pour ma Mère et ma Reine.

Je vous livre et consacre,

En toute soumission et amour,

Mon corps et mon âme,

Mes biens intérieurs et extérieurs,

Et la valeur même de mes bonnes actions

Passées, présentes et futures,

Vous laissant un entier et plein droit

De disposer de moi,

Et de tout ce qui m'appartient,

Sans exception,

Selon votre bon plaisir,

À la plus grande Gloire de Dieu,

Dans le temps et l'éternité.

Amen

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Merci…

Il est 20h, la vigile pascale commence, dans une église encore vide, tristement vide.

Difficile de se réjouir en ce jour de fête….

Les lumières restent allumées car les centaines de cierges qui l’éclairent habituellement sont éteints.

Le feu est allumé dans le narthex, le Père Roni le bénit et y allume le cierge pascal.

« La tradition du cierge pascal découle très probablement de celle du Lucernaire (du latin lucerna, lampe), cet office du soir par lequel les premiers chrétiens entamaient la vigile précédant le dimanche, et notamment le dimanche de Pâques. Ce rituel du Lucernaire était lui-même probablement inspiré de l’usage qu’avaient les Juifs d’allumer des lampes au début du sabbat. C’est donc un rituel très ancien. Dans le rituel du Lucernaire, la lumière destinée à dissiper les ténèbres de la nuit, splendeur du Père, lumière indéfectible, était offerte au Christ. Ce rituel introduisant le dimanche était célébré avec une solennité particulière lors de la vigile pascale »

Les huiles saintes n’y seront pas jetées cette année car, confinement oblige, la messe chrismale n’a pas être célébrée.

Qu’importe, célébrons la victoire de la vie sur la mort, la victoire du Christ sur les ténèbres !

Sur les bancs de l’église, nous étions tous là, toutes nos pastorales et ceux qui ne s’y sont pas trouvés sont cependant dans le cœur et les prières des Pères et des Sœurs, nul doute, nous étions tous là !

Lectures, psaumes, prières…Alléluia !!! Le Christ est ressuscité, Il est vivant !

Les cloches sonnent, les carillons retentissent.

A ce moment-là, la joie est plus forte que la tristesse, sur nos canapés nous entonnons des chants de joie, oublier l’espace d’un moment que nous ne sommes pas là, pas physiquement en tous cas car nous étions plusieurs centaines à suivre la messe sur Facebook, échangeant des mots de soutien, de prières et d’amitié.

Le Père Roni nous le dit « Vous pouvez crier de chez vous, Alléluia, Jésus est ressuscité ! » Ne vous inquiétez pas Père, c’est chose faite !

Il nous entraîne par la suite dans une réflexion qui remet en cause l’Humanité toute entière :

« Nous vivons un temps difficile à cause d’un virus qui crée la panique dans le monde entier. Tout est bouleversé. Beaucoup de deuils, de tristesse, de dépressions, de chômage. Parfois le sens de la vie n’est plus là comme ce qu’a vécu Marie-Madeleine quand elle a perdu Jésus, elle a perdu la foi.

L’Homme retourne à sa vérité profonde, il n’est pas Dieu. Son danger est de toujours rechercher la toute-puissance. Un virus, invisible à nos yeux a mis le monde à genoux, les plus grandes puissances sont à genoux devant un virus. Nous sommes fragiles et avons besoin d’un sauveur qui se manifeste aujourd’hui et veut remplir notre cœur d’espérance, c’est Jésus-Christ ! Ouvrez votre cœur et laissez le Ressuscité le remplir de vie. »

La messe suit son cours et étrangement, cette sensation libératrice comme si tout était terminé, fini le Carême, nous allons nous retrouver, comme avant, nous sommes heureux, enfin…

Quand la retransmission s’est arrêtée, que nous nous sommes retrouvés dans notre salon, réaliser que la situation de notre pays, de notre actualité était toujours la même fut difficile…mais Jésus est revenu des enfers, il est là, avec nous…de qui aurais-je crainte ?

Dimanche, nous voilà à nouveau réunis, virtuellement, pour célébrer la Résurrection de notre Seigneur, jour d’allégresse pour nous chrétiens.

Dans son homélie, le Père Roni nous rappelle que « Jésus va vaincre la mort et que c’est cette victoire qui est le noyau de notre foi chrétienne. Sans la foi, je ne peux pas voir Jésus, je peux prier, être dans une église, sans la foi je ne vois pas. Les disciples d’Emmaüs n’ont pas reconnu tout de suite Jésus, ils ne l’ont pas vu car leur foi était morte, avec lui sur la croix. Chez nous, nous devons lire les Saintes Ecritures pour entendre Dieu. La Parole est si puissante qu’elle souffle et embrase nos cœurs. Dieu nous parle à travers la vie des Saints, comme Sainte Thérèse par exemple, ou Sainte Bernadette. En ce temps de confinement, lisez les Saintes Ecritures ou la vie d’un Saint, Jésus nous parle à travers ça. Jésus parle à travers le magistère de l’Eglise. Elle est son prolongement. »

Voilà, les fêtes de Pâques sont passées, Jésus est ressuscité. Nous sommes toujours confinés mais l’espérance et la confiance sont notre force. Le Christ est avec nous !

Cette expérience nous aura permis de découvrir la faim, la faim eucharistique. Nous aurons peut-être découvert à quel point le Christ nous manque quand nous le croyons loin. Nous aurons aussi peut-être compris qu’Il n’est pas si loin et qu’il suffit de nous ouvrir réellement à Lui pour le voir.

Et nous aurons sans doute réussi, face à l’épreuve, à nous unir, à devenir l’Eglise du Christ, unie, solidaire et forte !

Nous sommes une famille, la famille de Jésus et rien ne pourra jamais l’ébranler.

Merci chers Pères et Sœurs pour votre présence auprès de nous, chaque jour. Merci de vos prières.

Merci de nous avoir unis à vous durant cette semaine sainte. Soyez assurés de nos prières pour vous.

Merci Seigneur, pour tout !

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