Maisons de Retraites

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Paroisse Sainte Anne de Six-Fours

VENDREDI 23 MARS – 19h30

CONFÉRENCE ÉSOTERISME - EXORCISME

PAR LE P. FROPPO

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JUBILE 25 ANS SALVISTAS

 

 Concert au Brésil pour les 25 ans de la Fraternité Jésus Sauveur (Salvistas).

Merci à cette communauté présente à Six-Fours depuis 14 ans.

Ecole de la foi II

Le Samedi 2 Mars, les enfants de la Paroisse se retrouvent devant ND de l’Assomption afin de fêter Mardi gras et le carnaval de Jésus.

Instauré sous la Rome antique pour fêter la renaissance de la nature, les chrétiens se sont appropriés Mardi gras, devenu au fil des siècles une fête populaire, mais qui rappelons-le n’est pas inscrite dans le calendrier liturgique. Fixé à la veille de l’entrée en carême, le Mardi gras se présente comme le dernier jour de répit avant une longue période de jeûne et de prière. Le mot "carnaval" vient du mot italien "carneleva" signifiant "enlève chair" et a conservé son étymologie latine "carnis levare", c’est-à-dire "enlever, ôter la viande, la chair" : la période suivant le Mardi Gras est en effet une période de jeûne, le Carême (du latin "quadragesima (dies)" : le quarantième jour), pendant laquelle le pénitent ne mange pas de viande.

Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».

 

Durant ces quarante jours, notre paroisse a su vivre ce temps dans la prière et l’enrichissement grâce à de nombreux évènements et conférences qui ont marqué chaque semaine.

Nous avons pu entendre, entre autres, le témoignage d’un ancien franc-maçon sur les réalités de la franc-maçonnerie et sa conversion.  

« La franc-maçonnerie est au service de Lucifer. »

Une soirée de louange et une conférence du Père Forestier, prêtre exorciste qui nous fera comprendre que oui, le diable existe !

L’abbé Henri Forestier est vicaire de la paroisse de Carnoules dans le Var et exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon.

« Si les gens pouvaient voir ce que je vois, ils comprendraient d’un coup que le diable existe vraiment (le bon Dieu d’ailleurs aussi au passage...) et qu’il est urgent d’orienter sa vie selon ces réalités... »

 

Deux jours furent consacrés à une retraite ignacienne, menée par les sœurs coopératives du Christ Roi. Les Exercices sont un don de Saint Ignace à l'Eglise universelle. Le but des Exercices de Saint Ignace est simple : amener chacun à une rencontre personnelle avec le Christ et à faire avec Lui les bons choix.

A la Mi-Carême, un repas antillais fût organisé à la paroisse et ce fût un temps de partage et d’amitié où chacun a pu reprendre des forces pour mener à bien ses résolutions et arrivé au bout de son chemin vers Pâques.

Nous voilà arrivés au terme de notre désert, le carême touche à sa fin et nous entrons en semaine Sainte avec la messe du Dimanche des Rameaux.

C'est le nom que porte le sixième dimanche de Carême, qui est le premier jour de la Semaine Sainte. Il le prend de la Bénédiction et de la Procession des Rameaux, qui précèdent la Messe. Ce Dimanche s'appelait, très anciennement : « Dominica competentium », le Dimanche des compétents, parce qu'en ce jour les catéchumènes allaient tous ensemble demander, « competere », le Baptême, que l'évêque administrait le samedi suivant, pendant la vigile Pascale.

Ce jour, l’Église entre dans le mystère de son Seigneur crucifié, mis au tombeau et ressuscité, qui par son entrée à Jérusalem a donné une préfiguration de sa gloire.

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier, selon les régions). Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

Rassemblés autour des Pères, et des servants, les fidèles écoutent la lecture de l’évangile dehors, et vivent la bénédiction des rameaux.

Après leur Bénédiction et la cérémonie de la Procession, ces Rameaux sont conservés dans les maisons chrétiennes comme des objets sanctifiés par les Bénédictions de l'Église.

Arrivée devant les portes de l’église, la procession s’arrête, et c’est l’entrée solennelle. Le Père frappe à trois reprises sur la porte fermée de l’église pour officialiser l’entrée du " Roi de Gloire". L’entrée solennelle dans l’église évoque à la fois l’entrée de Jésus à Jérusalem et le jour apocalyptique où l’humanité entrera définitivement dans la Jérusalem céleste.

Au cours de cette messe, la lecture de la Passion de notre Seigneur sera lue, pour la première fois de la semaine.

Lundi Saint, c’est l’office des ténèbres à Sainte Anne.

Cet office est composé du chant des Lamentations du prophète Jérémie, de psaumes, de lectures. En filigrane, c'est la figure du Christ qui est évoquée. Mais c'est aussi le cri des souffrants d'hier et d'aujourd'hui, et ils sont nombreux. Assuré dans la foi en la résurrection du Christ, le priant se laisse envahir par la plainte de l'innocent condamné à mort.

 

Mardi, c’est une veillée de prière pour préparer son cœur à la plus grande fête du christianisme

 

Mercredi, la messe chrismale est célébrée à la cathédrale de Toulon, en présence de Monseigneur Rey, et tous les prêtes du diocèse ainsi que les diacres et les séminaristes, les fidèles et les délégations paroissiales venues chercher les huiles Saintes pour l’année.

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les huiles Saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

 

Le Jeudi Saint, premier jour du triduum pascal, annonce la fin du Carême et l'entrée dans le mystère de Pâques.

La messe du soir, à laquelle tous les chrétiens sont invités, commémore le dernier repas, ou Cène, que Jésus a pris avec ses disciples au seuil de la nuit où il devait être livré. Jésus institue ce soir-là l'eucharistie. Il annonce que sa Présence demeure vivante dans le sacrement de Son Corps et de Son Sang.

Ce soir-là, au cours de ce même repas, Jésus lave les pieds de ses disciples. Il s'agenouille devant chacun des douze, leur témoignant ainsi la tendresse qu'Il a pour eux. Ce geste du lavement des pieds est repris durant la messe du Jeudi Saint par le prêtre célébrant. Il signifie que nous devons tous être serviteurs des autres.

A la fin de la célébration, les paroissiens sont invités à adorer le Saint Sacrement au reposoir toute la nuit durant. Une tradition qui remonte à l'an 400, à Jérusalem, lorsque les croyants se réunissaient au Mont des Oliviers.

Durant la messe de ce Jeudi Saint, sont consacrées des hosties en prévision du Vendredi Saint.

Cette réserve eucharistique est transportée solennellement dans un lieu où les fidèles peuvent se recueillir, rappelant les heures de l'agonie du Christ, dans la solitude du jardin des Oliviers. La tradition liturgique rappelle ainsi les mots de Jésus à Gethsémani : "veillez et priez" (Matthieu 26, 41).

 

Le Vendredi Saint, les chrétiens commémorent l’arrestation, le procès et la mort de Jésus sur la croix. L’office du Vendredi Saint comporte le récit de la Passion et la vénération de la croix. Le chemin de croix n’est pas un office liturgique mais un exercice de piété.

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

L’office du Vendredi Saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion.

 

Le samedi Saint est, pour les chrétiens, un jour de silence, d'attente et de recueillement. Ils méditent sur les souffrances de Jésus Christ, sa mort et sa mise au tombeau. La célébration de la Résurrection commence le samedi soir lors de la veillée pascale.

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

La Veillée Pascale ne peut commencer qu’après la tombée de la nuit. La célébration commence par la bénédiction du feu nouveau. Un grand feu est allumé à l’extérieur de l’église. Il rappelle que Dieu est feu d’amour et lumière.

Le nouveau cierge pascal, qui symbolise le Christ ressuscité, est allumé avec une flamme provenant de ce feu. On commence la procession de la lumière qui pénètre dans l’église obscure et qui manifeste la sortie des ténèbres à la suite du Christ.

Puis c’est une longue et très riche liturgie de la Parole qui évoque toute l’histoire du salut. Chaque texte met en évidence un aspect du mystère pascal, en le référant au baptême qui incorpore au Christ ressuscité. Le rituel propose sept lectures. Au moment du Gloria solennel, on fait sonner joyeusement cloches et carillons qui sont restés silencieux depuis le Jeudi Saint.

L’évangile marque le sommet de la liturgie de la parole. Il rapporte qu’au matin de Pâques, les femmes ont trouvé le tombeau vide et qu’un ange leur a annoncé la résurrection de Jésus.

Alléluia !!!

Au cours de cette même messe, des baptêmes ont lieu. L’eau baptismale est bénie avec le cierge pascal qui vient d’être allumé en début de célébration. Les baptêmes d’adultes à Pâques reprennent une tradition qui existait déjà au premier siècle. Les catéchumènes profitaient alors du temps du Carême, durant lequel les chrétiens commémorent le jeûne du Christ au désert, pour se préparer au baptême pendant les 40 jours précédant Pâques. Et par le baptême, ils passent des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, comme le Christ, le jour de Sa résurrection.

L’Eglise est en fête ! Une grande joie pour tous les baptisés du monde, le Christ est ressuscité, Il est vivant, Alléluia !

C'est le Concile de Nicée en 325 qui, entre autres décisions, arrêta l'art et la manière de fixer la date du Dimanche de Pâques : ce serait le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps, le 21 mars. Dès lors, Pâques tombe au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

 

C’est le 21 Avril, cette année, que nous avons célébré le Dimanche de Pâques, dernier jour du triduum pascal, dans une église comble.

Pâques est pour nous, chrétien, une fête qui commémore la résurrection de Jésus. Il semble que le mot Pâques vienne de l'hébreu Pessa’h, le passage, devenu pascha en latin. Pessa'h célèbre la fuite d'Égypte du peuple juif et le passage de la Mer Rouge. Fête juive et fête chrétienne portent le même nom, mais Pâques se dit au pluriel chez les Chrétiens depuis le XVIe siècle, pour se distinguer de la fête juive et pour évoquer à la fois la passion, la crucifixion et la résurrection de Jésus.

 

Un carême riche en prières, partage et pénitence.

Une semaine Sainte vécue dans l’espérance, le recueillement et le réconfort avec la joie de la résurrection dans le cœur de tous.

Merci à tous les musiciens de rendre nos célébrations uniques,

Merci à tous ceux qui œuvrent afin de mettre en place les plannings, décorer l’église, et tout ce qui nous permet de vivre ces moments forts d’unité, de louange et de grâce.

Merci aux Pères pour nous inspirer chaque jour davantage.

Merci à Raphaël et Julien et aux servants d’autel et à Isabelle, les Sœurs et les servantes d’assemblée.

Allez dans la paix du Christ ressuscité, Alléluia, Alléluia !!!

Joyeuses Pâques à tous !